2008
28
Jun
Auteur : Fédor Mikhailovitch Dostoïevski
Titre original : Dvoïnik
Éditeur : Actes Sud/Babel
1ère édition : 1846
Nb de pages : 288
Lu : juin 2008
Ma note : 
Résumé :
Un fonctionnaire va devoir affronter son double, un homme à l’opposé de sa propre personnalité qui va le hanter et s’infiltrer chez lui sur son lieu de travail…Entre rêve, hallucination, réalité…?
Mon avis :
Ce livre était dans ma PAL depuis des lustres, j’ai fini par l’ouvrir, en luttant pour ne pas le refermer. L’intrigue est par définition troublante et digne d’intérêt. Les histoires mêlant réalité, fantastique, et semant de préférence le doute, c’est tout à fait mon truc. Toutefois, l’auteur a sciemment fait le choix de faire transpirer l’état d’esprit de son héros, Monsieur Goliadkine, dans son style, et là, on accroche, ou pas. J’avoue que j’ai eu du mal à le finir, d’ailleurs j’ai un peu triché sur la fin et j’ai lu plutôt en biais. J’ai vraiment eu du mal avec ce parti pris, la lecture est devient pénible, les phrases sont saccadées, parfois inachevées, les mots souvent choisis en dépit du bon sens, reflétant parfaitement l’état mental du personnage, la plupart du temps en pleine confusion, hagard ou inquiet. Objectivement, on ne peut qu’applaudir l’idée et la prouesse. Néanmoins, le personnage apparaissant dès les premières pages comme une individu pour le moins perturbé, j’ai eu du mal à douter et pour moi la question de savoir s’il s’agit de la réalité ou pas ne m’a pas trop effleurée, même si certains éléments restent ambigus. Ce que j’ai cru comprendre du dénouement me conforte dans mon interprétation. Personnalité double, schizophrénie, paranoïa, ou double malfaisant, tout à l’opposé de son original, venu le hanter pour le supplanter. Histoire sympathique, personnages torturés, situation de cauchemar, mais un style volontairement schizophrénique qui m’a donné envie de sauter des passages.
Notons qu’il s’agit d’une traduction récente d’André Markowicz, plus fidèle à l’esprit et au style de l’auteur.
2008
27
Jun
J’ai récemment eu un petit coup de sang en surfant le net, voici une petite mise au point pour ceux qui ne sont pas encore au courant des us et coutumes du web.
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Je vous invite à consulter mon billet sur cet autre fléau du web
Le vol de bande passante
2008
26
Jun
Auteur : Joseph Sheridan Le Fanu
Titre original : Carmilla
Éditeur : Actes Sud/Babel
1ère édition : 1871
Nb de pages : 160
Lu : Juin 2008
Ma note : 
Résumé :
Dans un château de la lointaine Styrie, au début du XIXe siècle, vit une jeune fille solitaire et maladive.
Lorsque surgit d’un attelage accidenté près du vieux pont gothique la silhouette ravissante de Carmilla, une vie nouvelle commence pour l’héroïne. Une étrange maladie se répand dans la région, tandis qu’une inquiétante torpeur s’empare de celle qui bientôt ne peut plus résister à la séduction de Carmilla… Un amour ineffable grandit entre les deux créatures, la prédatrice et sa proie, associées à tout jamais ” par la plus bizarre maladie qui eût affligé un être humain “. Métaphore implacable de l’amour interdit, Carmilla envoûte jusqu’à la dernière ligne… jusqu’à la dernière goutte de sang !
Mon avis :
Ce trop court récit vampirique se lit d’une traite, et nous plonge dans une ambiance des plus envoûtante. La narratrice nous raconte son expérience et sa rencontre avec l’étrange Carmilla, leur amitié ambiguë et sa tragique conclusion. Fascinée par la jeune fille, la narratrice ne prend pas pleinement conscience de son emprise. Les lieux, un château isolé entouré de forêts, un pays lointain, la demoiselle prise au piège, ne sont pas sans rappeler les thèmes favoris du roman gothique. Pourtant cette histoire penche plutôt pour un fantastique sombre et sensuel. Apparitions, morts soudaines, revenants et autres visions d’horreur égaient un récit ancrés dans les vieilles croyances vampiriques. On devine les bases du futur Dracula de Stocker. Une lecture hélas trop brève, mais un grand plaisir que j’espère renouveler avec d’autres œuvres de Le Fanu.
2008
25
Jun
Auteur : Charles Dickens
Titre original : The Mudfog Papers
Éditeur : Serpent à Plumes/Motifs
1ère édition : 1837-39
Nb de pages : 193
Lu : Juin 2008
Ma note : 
Résumé :
C’est à une véritable pantomime de la vie quotidienne de la petite ville de Mudfog que nous convie Dickens, dans un ouvrage où le grotesque des situations le dispute au comique le plus ébouriffant : des avatars de la destinée de M. Tulrumble qui, d’humble charpentier devenu maire, se prend pour le nombril de l’univers ; des préparatifs de la réunion de Mudfog pour l’avancement du monde à son ordre du jour : faut-il créer des maternelles pour les puces laborieuses ? Ne devrait-on pas remplacer les membres de la force publique et les magistrats par des automates ?… Constitué d’une galerie de tableaux pittoresques et caustiques à la Daumier, qui ne sont pas sans nous rappeler Bouvard et Pécuchet, ou Les Caractères de La Bruyère, ce livre est d’une surprenante modernité.
Mon avis :
Ce livre aussi bref que méconnu rassemble des textes publiés de 1837 à 1839 dans le magazine Bentleys Miscellany , dans un contexte éditorial pour le moins chaotique. Ces courts récits sont désopilants, absurdes, surréalistes, loufoques, hilarants, inventifs et comme toujours chez Dickens, peuplés de personnages pittoresques et caricaturaux. J’ai notamment adoré le passage où il se moque de la crédulité des gens en évoquant la théorie absurde sur laquelle se base l’homéopathie, et suggère donc, que si une dose infinitésimale de produit actif fortement dilué peut soigner et guérir un individu, il doit en être de même avec une portion infinitésimale de nourriture qui devrait par conséquent suffire à maintenir les pauvres en vie.
C’est une lecture courte, sans réel fil conducteur autre que l’humour, qui n’a certes pas l’envergure de ses grands romans, mais il n’y a pas à tortiller, on rigole bien !
Le Professeur Queerspeck a exhibé un élégant prototype de train portable, disposé soigneusement dans un écrin vert, et pouvant être rangé dans la poche d’un veston. En attachant ce merveilleux engin à ses bottines, tout employé de banque ou de bureau pourra se déplacer de sa résidence à son lieu de travail, à la vitesse confortable de soixante miles à l’heure, ce qui représenterait un avantage considérable pour des personnes ayant des occupations sédentaires.
2008
25
Jun
Me voilà prise au piège du tag, merci Nibelheim !
Mes réponses risquent d’être brèves, mais les voilà !
- Depuis quand dévorez-vous des livres.
Depuis tardivement ! jusqu’à 11 ans je n’ai lu que les lectures proposées imposées par l’école, et en dehors de l’école, j’étais très sédentaire, et le temps libre je le passais à dessiner, tout le temps, sans arrêt.
- Mes “classiques” enfantins ?
Au risque de faire pleurer dans les chaumières, il se trouve que je n’en ai pas. J’ai lu L’auberge de l’Ange Gardien et La Sœur de Gribouille vers 10 ans, qui ne m’ont pas marquée outre mesure, et à la même époque j’ai emprunté Les Misérables, car il nous fallait choisir un des livres entassés dans le placard au fond de la classe. Je ne sais pas pourquoi j’ai choisi celui-ci, car je ne l’ai jamais lu, même si 2 ans plus tard je tombais raide dingue de Victor Hugo avec ses autres romans. Comme je le dis plus haut, mon unique obsession loisir, c’était le dessin, j’avais déjà ce besoin de créer, et à l’époque, c’était le seul medium à ma portée. Et cela ne me laissait pas trop de temps pour lire. Et un jour, peut-être sur le conseil de ma mère, mais je n’en suis pas très sûre, j’ai essayé de lire Jane Eyre, l’un des nombreux classiques de la bibliothèque familiale. Avec Jane Eyre, ce fut le déclic, l’engrenage, la chute vertigineuse vers un vice auquel je n’ai jamais essayé de résister. Quelques Balzac ont suivi, quelques autres livres que j’avais sous la main, Manon Lescaut, Paul et Virginie, La Princesse de Clèves…J’ai vide dû me rabattre sur la librairie du coin, et j’ai découvert Zola, Hugo, Stendahl, Flaubert, Tolstoï.
Je refile le machin à Valériane, Ilmariel, Pauline, Les Singes, Lucie